
En France, les licenciements ne font pas l'objet d'un suivi
statistique.
Deux sources sont utilisées pour mesurer le nombre de licenciements
:
- les déclarations mensuelles de mouvements de main d'œuvre (DMMO).
Ces données concernent uniquement les établissements du secteur
privé employant au moins 50 salariés, complétées par une enquête
trimestrielle auprès des établissements de 10 à 49 salariés,
- les inscriptions à l’ANPE
D’après les estimations de l’ANPE, le nombre moyen annuel des
licenciements au cours des 15 dernières années est d’un million par
an.
Pendant les dernières années, les licenciements pour motif personnel
ont augmenté régulièrement dans l'industrie et dans le secteur
tertiaire.
En 2005, il y avait 260 000 inscriptions à l’ANPE suite à un
licenciement pour motif économique et 600 000 inscriptions suite à
un licenciement pour motif personnel.
Les licenciements pour motif personnel représentent 96,5 % des
actions introduites devant les Conseils de prud’hommes. Les
licenciements individuels pour motif économique représentent
uniquement 3,5 %.
Un salarié licencié pour motif personnel sur cinq conteste son
licenciement au conseil des prud'hommes.
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à la présente section, mais pour une
cause réelle et sérieuse, le tribunal saisi doit imposer à
l'employeur d'accomplir la procédure prévue et accorder au salarié,
à la charge de l'employeur, une indemnité qui ne peut être
supérieure à un mois de salaire ; si ce licenciement survient pour
une cause qui n'est pas réelle et sérieuse, le tribunal peut
proposer la réintégration du salarié dans l'entreprise, avec
maintien de ses avantages acquis ; en cas de refus par l'une ou
l'autre des parties, le tribunal octroie au salarié une indemnité.
Cette indemnité, qui ne peut être inférieure aux salaires des six
derniers mois, est due sans préjudice, le cas échéant, de
l'indemnité prévue à l'article L. 122-9. Lorsque le tribunal
constate que le licenciement est intervenu alors que la procédure de
licenciement est nulle et de nul effet, conformément aux
dispositions du cinquième alinéa de l'article L. 321-4-1, il peut
prononcer la nullité du licenciement et ordonner, à la demande du
salarié, la poursuite de son contrat de travail, sauf si la
réintégration est devenue impossible, notamment du fait de la
fermeture de l'établissement ou du site ou de l'absence d'emploi
disponible de nature à permettre la réintégration du salarié.
Lorsque le salarié ne demande pas la poursuite de son contrat de
travail ou lorsque la réintégration est impossible, le tribunal
octroie au salarié une indemnité qui ne peut être inférieure aux
salaires des douze derniers mois. |
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Le tribunal ordonne également le
remboursement par l'employeur fautif aux organismes concernés de
tout ou partie des indemnités de chômage payées au salarié licencié
du jour de son licenciement au jour du jugement prononcé par le
tribunal, dans la limite de six mois d'indemnités de chômage par
salarié concerné. Ce remboursement est ordonné d'office par le
tribunal dans le cas où les organismes concernés ne sont pas
intervenus à l'instance ou n'ont pas fait connaître le montant des
indemnités versées. Une copie certifiée conforme du jugement est
adressée par le secrétariat du tribunal à ces organismes. Sur le
fondement de ce jugement et lorsque celui-ci est exécutoire, les
institutions qui versent les allocations de chômage peuvent
poursuivre le recouvrement des indemnités devant le tribunal
d'instance du domicile de l'employeur et selon une procédure fixée
par décret. Dans les mêmes conditions, lorsque le licenciement est
jugé comme ne résultant pas d'une faute grave ou lourde, une copie
du jugement est transmise à ces organismes.
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